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Cette conférence fût organisée par la Clinique de droit international pénal et humanitaire (CDIPH) en colalboration avec le programme Paix et sécurité internationales (PSI) le mercredi 8 février, de 11h30 à 13h, au local 2419 du pavillon Charles-De Koninck.

Conférencières invitées :
* Anne Quintin, Comité international de la Croix-Rouge, Washington
* Sophie Rondeau, Croix Rouge canadienne
Lieu: salle 2419 du pavillon Charles-De Koninck
Information : Fannie Lafontaine, Faculté de droit, directrice de la Clinique
cdiph@fd.ulaval.ca
Tél. : 418 656-2131, poste 3859
Le programme Paix et sécurité internationales avec l'appui du Forum sur la défense et la sécurité, fût heureux de présenter le colloque du jeudi le 26 janvier 2012 intitulé: "La fin du maintien de la paix ? L’émergence d’une nouvelle approche stratégique de gestion de crise" (programme ci-dessous). Au cours de cette journée, une poignée d'experts ont fait état de la fin des grands déploiements militaires et de la transition vers des interventions internationales plus limitées et surtout plus politiques en matière de gestion de crise, comme nous l'avons vu en Libye.


Date : Jeudi le 26 janvier 2012
Lieu: Salle du Cercle (4514), Université Laval, Québec, Canada
8:20 Mot de bienvenue, GÉRARD HERVOUET, professeur titulaire à l’Université Laval et directeur du Programme Paix et sécurité internationales
8:45 – 10:15: Points de convergence : Le chemin de Tripoli passe-t-il par Yamoussoukro?
Présidente de séance: Kathia Légaré, doctorante en science politique à l’Université Laval
→ Lori-Anne Théroux-Bénoni, Chercheure au Réseau de recherche francophone sur les opérations de paix
« Le maintien de la paix à l’épreuve de la crise ivoirienne : acteurs, stratégies et enjeux »
L’intensité de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire et les violences qui l’ont accompagnée ont fait perdre de vue à de nombreux observateurs qu’il a existé, de 2002 à 2010, un conflit ivoirien multidimensionnel. Animée par de nombreux acteurs aux stratégies évolutives, cette crise a mis en relief des enjeux importants du maintien de la paix contemporain. Ce sont ces acteurs, ces stratégies et ces enjeux que la présente communication s’attachera à décrire, en même temps que l’articulation des dynamiques locales, régionales et internationales qui ont déterminé l’issue de la crise. S’il est vrai que de nombreux enseignements sur les limites et les opportunités des interventions internationales visant à faire prévaloir la paix démocratique peuvent être tirés du cas ivoirien, la spécificité de cette crise est telle qu’il apparait difficile de s’en servir pour étayer une thèse donnée sur l’évolution globale du maintien de la paix.
→ Bruno Charbonneau, Professeur agrégé à l’Université Laurentienne de Sudbury
« Faire la paix en Côte d'Ivoire : intervention humanitaire ou néocoloniale? »
L’intervention militaire de la France et des Nations unies en Côte d’Ivoire en 2011 a engendré des réactions strictement polarisées. Les événements ont été interprétés comme la mise en œuvre avec succès de la Résolution 1975 du Conseil de sécurité ou comme un autre exemple d’un impérialisme occidental et de pratiques françaises néocoloniales. Il s’agit ici d’examiner les racines et les effets de telles interprétations afin d’aller au-delà mais sans en sous-estimer la signification politique. Défendre Laurent Gbagbo au nom d’une quelconque position anti-impérialiste contre l’intervention ou défendre l’intervention internationale au nom d’une quelconque norme humanitaire revient à oublier des dynamiques politiques transversales, horizontales et complexes. La politique internationale des conflits africains n’est pas un facteur ‘externe’ qui s’implique dans un conflit ‘interne’, mais bien une partie intégrale dans la détermination des limites des possibilités politiques en Côte d’Ivoire. Basées sur une conceptualisation interne/externe des interventions internationales, les interprétations et les analyses communes de la crise et de sa résolution obscure l’un des enjeux principaux en Côte d’Ivoire : la négociation entre les demandes rivales de la souveraineté ivoirienne et l’autorité internationale.
→ Heidi Hardt, Chercheuse postdoctorale au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal
« Interventions limitées dans la gestion des conflits: une ancienne solution à de nouveaux défis »
De l'intervention de l'OTAN en Libye à la France en Côte d'Ivoire, ces récentes interventions ciblées et bien en vue pourraient marquer un nouveau paradigme dans le domaine de la gestion des conflits. Pourtant, les données globales indiquent une augmentation soutenue des interventions qui sont fondamentalement différentes - à long terme, multilatérales, multidimensionnelles et régionalisées. Au lieu d'un changement de paradigme, ces formes récentes d'intervention représentent une réaction à un sentiment d'urgence parmi les plus grands acteurs, en particulier lorsque reste la menace de veto au Conseil de sécurité de l'ONU. Les motivations combinées de financement limité et un cycle de nouvelles de 24 heures poussent ces États à agir soudainement dans de rares cas. Les grands joueurs comme les États-Unis et la France préfèrent payer à bas prix étant donné la récession mondiale actuelle, mais ils reconnaissent que les interventions limitées sont plus risquées.

Pause-café : 10 :15- 10:30
10:30-12:00: Une nouvelle approche stratégique? Impacts et conséquences pour les Nations unies et l’OTAN
Président de séance : Gérard Hervouet, professeur titulaire à l’Université Laval et directeur du Programme Paix et sécurité internationales
→ Jocelyn Coulon, Directeur du Réseau de recherche francophone sur les opérations de paix
« Le bel avenir du maintien de la paix »
Les opérations de paix (OP) ont connu depuis 1992 et connaissent encore aujourd'hui une grande popularité auprès de la communauté internationale à titre d'instrument de gestion ou de règlement des conflits. Entre 1948 et 1988, 20 OP ont été créées, 39 entre 1989 et 2001, et, 81 entre 2001 et 2010. De plus, depuis une quinzaine d'années, l'ONU n'est plus le seul acteur du maintien de la paix. Une dizaine d'organisations internationales et régionales et des coalitions ad hoc mettent sur pied des opérations de paix. Selon les dernières recherches, cette popularité des OP est le résultat de leur efficacité. Cette popularité devrait se poursuivre.
→ Brigadier-général Richard Giguère, Commandant du secteur du Québec de la Force terrestre et de la Force opérationnelle interarmées (Est)
« L'expérience des Forces canadiennes en Afghanistan : rétrospection et focus sur l'avenir »

Dîner : 12:00 – 13:30
13:30 – 15:00 Les avantages et risques d’une intervention limitée
Président de séance : Jonathan Paquin, Professeur adjoint à l’Université Laval
→ Charles Cogan, chercheur émérite associé au Belfer Center's International Security Program de l’Université Harvard
« Interventions militaires: la nouvelle donne »
Les interventions militaires à l’étranger sont entrées dans une nouvelle phase stratégique au cours des dix dernières années, et cela pour des raisons quelque peu contradictoires. D’un côté, il ya la déception engendrée par les opérations de très longue durée en Iraq et en Afghanistan. De l’autre côté, il y a le développement de moyens plus sophistiqués (cf. drones d’observation furtif et drones d’attaque), ainsi que l’entérinement par l’ONU en 2005 d’un « droit d’ingérence » pour des raisons humanitaires. Compte tenu de ces changements d’orientation, la perspective d’invasions miliaires classiques semble s’éloigner.
→ Philippe Lagassé, Professeur adjoint à l’Université d’Ottawa
« Entre attrait et complexité : quelques réflexions sur une nouvelle approche stratégique d’intervention »
Quoiqu’il soit difficile à ce stade-ci d’affirmer l’existence d’une nouvelle approche d’intervention stratégique, la pratique et la rhétorique récentes semblent néanmoins esquisser un changement en matière d’action à l’international. Face à cette pratique et rhétorique, et peut-être au début d’un réel virage vers une nouvelle approche d’intervention, quelques considérations sont à proposer. Il est évident que de nombreuses raisons peuvent expliquer ce virage. En effet, cette nouvelle approche comporte plusieurs avantages par rapport aux opérations de paix de deuxième génération de la dernière décennie. Néanmoins, comme tout type d’intervention, cette nouvelle approche risque de se confronter à la complexe réalité des sociétés auprès desquelles nous nous proposons d’intervenir. Deux défis et pièges potentiels, à soulever sont (1) le fait que nous connaissons peu la société où nous intervenons et ses dynamiques (incluant les acteurs nationaux à qui nous offrons notre soutien, ainsi que les réseaux de pouvoirs sur lesquels nous agissons), (2) et, en lien avec ce point, il nous est également impossible de prédire les impacts de notre intervention et donc la direction que prendra l’évolution de cette société suite à notre intervention.

Pause café : 15:00 – 15:15
15:15 – 16:45 La priorisation de l’humanitaire : légitimation a posteriori?
Présidente de séance : Aurélie Campana, professeure agrégée à Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les conflits identitaires et le terrorisme
→ Jonathan Paquin, Professeur adjoint à l’Université Laval
« L'absence d'équilibre au profit d'une stabilité libérale »
Ma présentation tentera de démontrer que cette soi-disant « nouvelle approche stratégique » était déjà présente dans les années 1990 notamment lors des opérations en Bosnie et au Kosovo et qu'elle est, encore et toujours, le reflet d'un ordre international dirigé par l'Occident. L'objectif ultime des « nouvelles » interventions est de rétablir la stabilité de pays et de régions en imposant des transformations libérales (diplomatie coercitive). Ces transformations libérales sont mises de l'avant par l'Occident pour la stabilité qu'elles procurent à long terme bien plus que pour les valeurs qu'elles véhiculent.
→ Vincent Pouliot, Professeur adjoint à l’Université McGill
« Les conséquences politiques et normatives de la composition inédite du Conseil de sécurité en 2011 »
Au cours de l’année 2011, la présence au Conseil de sécurité de tous les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ainsi que d’autres poids lourds régionaux (Allemagne, Nigéria) a pavé la voie à de nouvelles dynamiques au sein de l’organe onusien. Au plan normatif, l’idée brésilienne d’une « responsabilité dans la protection » cherche à tracer une troisième voie entre la responsabilité de protéger, chère aux Occidentaux mais de plus en plus contestée ailleurs, et le principe de non-interférence, dont l’écho s’est fait sentir au Conseil à travers le rapprochement entre Chine, Russie et les trois membres d’ « IBSA » (Inde, Brésil, Afrique du Sud).

Information : richard.garon@hei.ulaval.ca
418 656‐2131 poste 4524 ou www.psi.ulaval.ca
Cette conférence a eu lieu le jeudi 1 décembre 2011, de 11h30 à 13h au local 3470 du Pavillon Charles De Koninck.
Cette conférence fût organisée par le Programme paix et sécurité internationales (PSI).

Premier Maître de deuxième classe Bélanger
Démineur récemment de retour d’Afghanistan
Capitaine Benoit Deslauriers
Pilote d’hélicoptère ayant effectué 95 missions et 400 heures de vol en Afghanistan
Sergent David L’Heureux
Fantassin du Royal 22e Régiment ayant trois séjours en Afghanistan
Sergent Patrick Prémont
Infirmier de combat avec deux séjours en Afghanistan

Le récit de combat s’inscrit dans la discipline de l’histoire orale. Il fait partie de la construction de la mémoire et du souvenir, une vision qui témoigne du vécu des acteurs « obscurs » de l'Histoire. Ceux que l'histoire traditionnelle n'a longtemps évoqués qu'à travers des chiffres et des statistiques, sans chercher à s'intéresser à l'aspect quotidien de leur vie. Avec le récit de combat, les « oubliés de l'histoire », ceux qui la vivent, en deviennent l’objet. Cette perspective permet de reconstituer l'atmosphère et les mentalités d'une période, car elle met en relief une série de petits faits qui constituent l'événement. C'est dans cette optique que le PSI a voulu mettre en valeur les récits de vétérans des forces canadiennes quant à leurs expériences en Afghanistan.
La première mission de Maître de deuxième classe Bélanger en 2010 en Afghanistan a été un long séjour où le stress et la quantité de travail étaient énormes. En général, les quatre militaires invités s’entendent pour dire que malgré le rude entraînement préparatoire auquel ils ont dû se soumettre, les nombreux facteurs s’ajoutant sur le terrain changent les perspectives et rendent les opérations davantage difficiles. À cet effet, le Sergent l’Heureux témoigne que lors d’une bataille (Bataille de Sangazar), de nombreux imprévus ont fait en sorte de ruiner le plan opérationnel et c’est grâce à l’artillerie que les hommes ont pu s’en tirer. Avec du recul, le Capitaine Deslauriers affirme avoir observé la différence que les opérations militaires ont faites pour les afghans. Plusieurs combattants indiquent qu’ils ont le sentiment du devoir accompli et rappellent que ce n’est pas par l’usage des armes que le pays pourra être rétabli, mais plutôt par le changement des mentalités et le renforcement du gouvernement. En effet, le Sergent Prémont, technicien médical, a précisé qu’il a exercé, notamment, un rôle de formation auprès d’Afghans afin de leur permettre de soigner leurs propres militaires. Au sujet des relations avec les Afghans, certains militaires canadiens ont fait preuve de réticence au départ, mais peu à peu, les relations de confiance se sont développées et les Canadiens ont senti qu’ils faisaient partie de la famille. À ce sujet, le Sergent Prémont exprime : « Les sourires des enfants afghans, ça n’a pas de prix! ».

Lieu : salle 3470 du pavillon Charles-De Koninck
Information : richard.garon@hei.ulaval.ca
418 656‐2131 poste 4524 ou www.psi.ulaval.ca
Cette conférence a eu lieu le jeudi 24 novembre 2011, de 13h à 16h30 au local 3470 du Pavillon Charles De Koninck.
Cette conférence était organisée par le Programme paix et sécurité internationales (PSI), avec la participation de :

Nipa Banerjee, Ph. D. Professeure invitée, École supérieure d'affaires publiques et internationales, Université d'Ottawa
Major Janie Desjardins, CD Officier de projet au Centre Pearson pour le maintien de la paix
Lieutenant-colonel Stephen Young, MA, CD Département de coopération et entraînement militaire, la branche de diplomatie militaire
Julie Boileau, MA Travailleuse humanitaire en Haïti et Afghanistan
La privatisation de la sécurité bien qu’apportant de nouvelles solutions aux problématiques actuelles de la guerre et des missions de maintien de la paix, pose néanmoins plusieurs difficultés. Alors que la privatisation de ce qui concerne la sécurisation du cyberespace au Canada diminue grandement les coûts et augmente l’efficacité des ressources à mobilisés, une telle privatisation de la guerre peut avoir des effets tout autre dans les États fragilisés tels que l’Afghanistan, le Congo et le Soudan. En effet, au sein de ces États, la responsabilité d’offrir les services de sécurité revient eu gouvernement en place afin qu’il assure sa légitimité. Toutefois, les ressources et outils mobilisés pour la guerre et le maintien de la paix s'avérant de plus en plus sophistiqués, nombre d’organisations à but lucratif font leur entrée dans ce domaine. Bien que le caractère altruiste de ces diverses organisations internationales ne soit alors plus la motivation justifiant une intervention, il s’agit parfois la seule façon pour certaines organisations non gouvernementales de poser des actions sur le terrain tout en assurant leur sécurité. Ainsi, tous ces nouveaux acteurs sur le terrain posent de nouveaux enjeux, notamment en ce qui a trait à la légitimité de l’utilisation de la force. Ainsi, il est nécessaire de se questionner quant à l’inclusion, l’encadrement ou l’exclusion de ces joueurs dans les opérations de paix de demain.

Lieu : salle 3470 du pavillon Charles-De Koninck
Information : richard.garon@hei.ulaval.ca
418 656?2131 poste 4524 ou www.psi.ulaval.ca
Cett conférence fût présentée par Mme Idil Atak, le mardi 22 novembre, 11h30-13h dans le cadre des conférences du Cercle Europe. Cette conférence avait pour objectif d'offrir un regard croisé sur les enjeux sécuritaires et les politiques migratoires en Europe et au Canada.

En réponse à l'arrivée massive d'immigrants au Canada par la voie nautique en 2010, le gouvernement est ainsi intervenu législativement en restreignant l'attrait du pays en criminalisant les demandeurs d'asile qui utilisent les services de passeurs illégaux. Les mesures prises communément par le Canada et les pays de l'Union européenne sont mises en oeuvre avant que les immigrants puissent entrer sur le territoire dans la mesure où les principes de l'État de droit compliquent le succès des procédures visant à expulser les « étrangers désignés » une fois établis sur le territoire hôte. Ces procédures défensives se trouvent justifiées par les autorités gouvernementales en raison de motifs ayant trait à la crainte pour la souveraineté territoriale et pour la sécurité, notamment devant l'association des immigrants à certains groupes terroristes ou aux abus du système d'un point de vue socio-économique.
Mme Idil Atak est docteure en droit et actuellement postdoctorante au Centre sur les droits de la personne et le pluralisme juridique de l'Université McGill
Associée de recherche à la Chaire Hans et Tamar Oppenheimer en droit international public (U. McGill) et à la Chaire de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de l'UQAM, Idil Atak est titulaire d'un doctorat en droit de l'Université de Montréal. Sa thèse porte sur les effets de l'européanisation de la lutte contre la migration irrégulière sur les droits humains des migrants.
Idil Atak a travaillé au ministère turc des Affaires étrangères, d'abord comme experte juridique à Ankara, puis à Strasbourg, en tant qu'adjointe au Représentant permanent de la Turquie auprès du Conseil de l'Europe.
Ses domaines d'expertise sont le droit international et européen des droits de la personne, le droit international des réfugiés, la migration irrégulière au Canada et en Europe, la liberté de circulation et la citoyenneté européenne.
Lieu : salle 2419 du pavillon Charles-De Koninck
Information : Richard Garon, coordonnateur du PSI
richard.garon@hei.ulaval.ca
Tél. : 418 656-2131, poste 4524
Cette conférence a eu lieu le mardi 15 novembre 2011, de 11h30 à 13h au local 2419 du Pavillon Charles De Koninck.
Cette conférence était organisée par le Programme paix et sécurité internationales (PSI), elle fût présentée par le Colonel Pelletier, J.P.A., CD. Directeur - Besoins en ressources aériennes.

Terminée le 31 octobre dernier, la mission canadienne pour la Libye avait pour objectif la conduite et l’appui d’opérations aériennes et navales afin de mettre en place une zone d’exclusion aérienne et d’embargo maritime, ainsi que d’assurer la protection de la population civile. Lors de sa conférence, le Colonel Pelletier a souligné l’importance accordée à l’identification des cibles légitimes et les efforts pour minimiser les dommages collatéraux des bombardements aériens. Il a également mentionné le rôle méconnu, mais primordial, joué par la marine afin de protéger les ports et les navires effectuant la livraison d’aide humanitaire. Somme toute, l’intervention du Canada aura été efficace et son déploiement rapide.
Lieu : salle 2419 du pavillon Charles-De Koninck
Information : richard.garon@hei.ulaval.ca
418 656‐2131 poste 4524 ou www.psi.ulaval.ca
Cette conférence organisée par le Programme paix et sécurité internationales (PSI), a eu lieu le mardi 18 octobre 2011.
La conférence fût prononcée par Brahim Saidy, chargé de cours aux HEI de l’Université Laval, à l’Université d’Ottawa et ex‐chercheur invité au Collège de défense de l’OTAN à Rome.

Pour Brahim Saidy, l’intervention de l’OTAN en Libye s’inscrit dans le cadre d’une transformation fonctionnelle où l’organisation intervient partout où il y a des menaces et non seulement dans la zone euro-atlantique. Ainsi donc, le concept de défense collective développé lors de la guerre froide a évolué pour celui de sécurité collective. Certes, le travail de l’OTAN a permis de sauver la population libyenne et éviter le massacre. Toutefois, le «fiasco» de l’intervention en Afghanistan a amené l’OTAN à développer une nouvelle approche de gestion de crise.
Information : Richard Garon, coordonnateur du PSI
richard.garon@hei.ulaval.ca Tél. : 418 656-2131, poste 4524
Le Mardi 27 septembre, de 11h30 à 13h au local 3244 du Pavillon Charles-De Koninck
Cette conférence fût présentée par le Programme Paix et sécurité internationales (PSI).
M. Jérôme Leroy a fait le point sur la présence russe dans l’Arctique caractérisée, notamment, par un effort de modernisation des forces navales et une rhétorique agressive. Toutefois, ces motifs d’inquiétude sont contrebalancés par d’autres facteurs tels que les capacités militaires et nucléaires limités, l’engagement russe auprès des processus multilatéraux, le contexte économique et une classe moyenne émergente. Somme toute, la situation se présente comme une revendication légitime de la Russie pour sa part du gâteau du Nord en pleine transformation, plutôt qu’une menace à proprement parler.
Conférencier: Jérôme Le Roy, administrateur à la Commission Européenne, Chef de Section Finances / Contrats, Délégation de l'Union Européenne au Mali. Diplômé de l'École supérieure de Commerce de Lyon et de l'Institut d'Études politiques de Paris, M. Le Roy a connu une carrière dans la finance d'entreprise, mais aussi en développement international et comme attaché parlementaire au Royaume-Uni, avant d'entrer au sein de la fonction publique de l'Union européenne. Il a publié une analyse de la politique navale de la Chine avec Frédéric Lasserre.
À noter aussi l'article : "L'activisme militaire russe dans l'Arctique : nouvelle guerre froide ou volonté d'exister ?", dans Lasserre, F. (dir). Passages et mers arctiques. Géopolitique d'une région en mutation, PUQ, 2010.
Information : Richard Garon, coordonnateur du PSI
richard.garon@hei.ulaval.ca Tél. : 418 656-2131, poste 4524