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Sources : Plusieurs des définitions ci-dessous sont tirées ou inspirées du glossaire des Opérations des Forces canadiennes.
Il est possible de consulter des glossaires en ligne sur le maintien de la paix, dont celui développé par le Département des opérations du maintien de la paix des Nations unies (en anglais). D'autres glossaires à contenu davantage général sont également disponibles, notamment celui du Conflict Research Consortium (Université du Colorado aux États-Unis), le Dictionary of military and associated terms élaboré par le Département de la Défense américain, le Glossaire de vocabulaire interarmées du Bureau for International Language Co-ordination et le Glossaire de l'OTAN des abréviations.
ACRF/African Crisis Response Force/Force africaine de réaction rapide en cas de crise
Projet américain lancé en octobre 1996 pour répondre à la crise au Burundi. Le concept a par la suite évolué au-delà de ses principes de base, à savoir : 1)la sécurité et la stabilité de l'Afrique sont l'affaire des Africains et 2) les pays contributeurs doivent être aussi nombreux que possible mais présélectionnés. Le projet prend le nom d'ACRI en février 1997.
ACRI/African Crisis Response Initiative
Initiative américaine qui propose un programme d'assistance et de formation des contingents africains pour des opérations de maintien de la paix. Il est prévu que la force sera mise sur pied uniquement en vertu du Chapitre VII de l'ONU et le projet implique toute l'Afrique. Plusieurs pays africains (Sénégal, Ouganda, Malawi, Mali et Ghana) en ont déjà bénéficié.
Armes non létales/ANL
Les armes non létales font référence à tout dispositif conçu provoquer sur les personnes (dans des conditions normales d'utilisation) des effets internes sensoriels réversibles et temporairement incapacitants afin de neutraliser se caractérisent par leur capacité à neutraliser et/ou contrôler un adversaire, des matériels, des systèmes avec un minimum de dommages. Il existe plusieurs catégories d'armes non létales. L'OTAN par exemple les répertorie en dix groupes fonctionnels : 1) les dispositifs de rétention ou d'enchevêtrement capables d'immobiliser ou de gêner les mouvements; 2) les dispositifs aveuglants; 3) les marqueurs permettant d'identifier les personnes; 4) les agents antitraction qui empêchent le déplacement des véhicules et des personnes; 5) les projectiles non pénétrants (balles de caoutchouc); 6) une déstabilisation du sol qui complique la traversée du terrain; 7) les revêtements optiques; 8) les super-adhésifs et liants; 9) les modificateurs de carburant; 10) les odeurs difficiles à supporter. Leur utilité pour le maintien de la paix provient du fait qu'elles offrent aux Casques bleus un outil additionnel pour des missions où l'usage de la force létale n'est pas nécessairement requise (contrôle de foule, affrontement avec la population civile, protection de convoi...). Les théoriciens militaires intègrent de plus en plus les armes non létales au maintien de la paix puisqu'elles élargissent la gamme des outils disponibles pour le soldat.
Assistance humanitaire armée/intervention militaire à but humanitaire
Expression faisant référence à des opérations comme « Opération Turquoise » au Rwanda ou « Restore Hope » en Somalie dans lesquelles les NU autorisent les États qui proposent leurs services à utiliser leur forces armées pour fournir directement de l'assistance ou assurer une protection des populations civiles.
Bataillon
Unité d'une force terrestre comprenant jusqu'à 1000 soldats répartis en compagnies.
Bouclier humain
Expression qui fait référence à des prises d'otage de Casques bleus ou de civils et qui sont par la suite attachés à une cible de façon à ce que cette cible ne soit attaquée. Cette pratique a notamment été utilisée en ex-Yougoslavie.
Brigade
Unité d'une force terrestre composée de 2 à 6 bataillons.
Capacité de déploiement rapide
Terme générique qui englobe les différentes forces de réaction rapide. Il fait aussi référence à l'importance d'agir tôt et le coût associé à une réaction tardive. Voir Force de réaction rapide et Système en attente.
Chapitre VI 1/2 ou bis
Cette expression a été utilisée par le Secrétaire général Dag Hammarskjöld, alors qu'il faisait référence à la position des opérations de maintien de la paix vis-à-vis la Charte des Nations Unies. Du point de vue de la Charte, les OMP se situent entre les Chapitres VI et VII.
Chef d'État-major
Premier collaborateur du Commandant de la Force, il dirige la quartier général de l'OMP. Le Chef d'État-major n'a cependant aucun contrôle sur la composition générale, la compétence ou la motivation des officiers affectés à son État-major. Il peut en résulter des problèmes d'inefficacité causés par la diversité des cultures et des langues (par exemple la quartier-général de la FORPRONU se composait en 1993-1994 de 182 officiers venues de 23 pays différents dont 16 % seulement avaient l'anglais pour langue maternelle). Si les difficultés fonctionnelles d'un État-major posait moins de problème dans les opérations de première génération où il s'agissait de garantir un cessez-le-feu, ces difficultés peuvent poser problème dans des situations de guerre engageant des vies humaines.
Chef des Affaires civiles
Fonctionnaire civil qui supervise dans une OMP tout ce qui n'est pas strictement militaire (ce qui relève du Commandant de la Force) ou strictement logistico-financier (ce qui relève de l'Officier en chef de l'administration). Il peut par exemple avoir autorité sur la police civile, conduire des négociations ou coordonner l'action des organisations humanitaires concernant les réfugiés. Il travaille en étroite collaboration avec le commandant de la Force et le Représentant spécial. La structure « Affaires civiles » varie d'une mission à l'autre et ce poste peut être plus ou moins important selon les objectifs de l'OMP.
Chef de mission
Fonction dans une OMP qui est occupée soit par un militaire en tant que Commandant de la Force ou Chef des observateurs militaires soit par un civil en tant Représentant spécial du Secrétaire général.
Code de conduite
Ensemble des directives éthiques auxquelles se réfèrent les Casques bleus dans leur action.
Commandant de contingent national
Officier qui commande le contingent de son pays qui participe à une OMP. Il assure le commandement organique de son contingent, i.e qu'il est responsable de la préparation des militaires, de la définition des besoins à satisfaire, de l'administration de son personnel et des mesures disciplinaires. Il n'apparaît pas dans l'organigramme officiel d'une OMP.
Commandant de la Force
Officier qui assume le commandement militaire de la mission et assigne aux contingents nationaux leur responsabilité et tâches. Il relève du Secrétaire général.
Consolidation ou construction de la paix/Peacebuilding
Actions menées après un conflit international ou des luttes civiles dans le but de consolider la paix et d'éviter une reprise du conflit. Elle est la symétrie de la diplomatie préventive: celle-ci vise à éviter une crise, la consolidation de la paix après les conflits vise à éviter qu'elle ne se reproduise. Dans le cas d'une OMP, cette phase se caractérise par un retrait graduel des éléments militaires en faveur d'éléments civils.
« développer des infrastructures politiques, économiques et sécuritaires telles que les conflits puissent être jugulés ou résolus de manière durable. La consolidation de la paix favorise ainsi les fondements d'une réconciliation et d'une reconstruction puisqu'elle veut éviter tout recours à la violence armée pour régler (de nouveau) des différends. Bien qu'elle ait été surtout conçue pour l'après-conflit, elle peut également s'appliquer comme mesure préventive, avant que n'éclate la violence, ou même durant le conflit pour raffermir une paix instable ou précaire ».
Source de la citation : Charles-Philippe DAVID, La guerre et la paix : Approches contemporaines de la sécurité et de la stratégie, Paris, Presses de Sciences Po, 2006, p. 307.
Diplomatie préventive/Preventive Diplomacy
Mesures prises pour éviter que des différends ne surgissent entre les parties, d'empêcher que des différends ne dégénèrent en conflit et, si un conflit éclate, de faire en sorte qu'il s'étende le moins possible. La seule OMP de ce genre s'est déroulée en Macédoine.
Effet CNN
Expression faisant référence à l'influence des médias sur la réaction de la communauté internationale en cas de crise humanitaire ou de guerre. Dans le domaine du maintien de la paix, l'effet CNN peut avoir des impacts positifs et/ou négatifs, par exemple, en conduisant à une réaction spontané de courte durée ou en produisant des changements spectaculaires dans l'opinion publique à partir d'un seul incident.
Exercice interallié
Exercice mené avec des forces appartenant à un ou plusieurs pays, en vue d'accomplir une mission unique. Le Partenariat pour le Paix de l'OTAN offre par exemple la possibilité de tenir des exercices interallié dans le domaine du maintien de la paix. Voir la page contenant la liste des exercices.
Force de réaction rapide
Les forces de réaction rapide sont des forces nationales ou multinationales que les États offrent à l'ONU en complémentarité du système des forces en attente. Les formes de forces de réaction sont nombreuses la plus connue étant la BIRFA (Brigade d'intervention rapide des forces en attente) à laquelle participent onze pays. Notons aussi un accord signé dans les années soixante entre les quatre pays nordiques pour des contingents de volontaires ou l'offre faite en 1965 par la Grande-Bretagne de support logistique pour six bataillons d'infanterie.
Force/armée de l'ONU (création d'une)
Proposition qui remonte au début des années 50 et qui a pris diverses formes (légion internationale internationale, utilisation de soldats professionnels tels que les Gurkas du Népal, armée permanente etc...) Aucune suite n'a été donné à ce projet en raison des réticences des États.
Gardien de la paix/peacekeeper
Expression faisant référence aux Casques bleus. Ce terme réfère généralement à la composante militaire d'une OMP mais peut inclure les civils.
Initiative "Troïka"
Initiative commune États-Unis, France, Grande-Bretagne rendu public en mai 1997. Ce projet prévoit la mise sur pied d'une capacité africaine de paix et d'une formation à la culture de la paix de cinq ou six bataillons. La formation des unités est assurée par l'ONU et le financement est confié aux initiateurs du projet à travers un Fond de concours créé à cet effet par l'ONU. Le projet a été communiqué pour examen à l'ONU et l'OUA.
Intelligence/renseignement
Connaissance rapide et exacte des faits ou de la situation sur le terrain. L'ONU est très discrète sur les activités de renseignement durant les OMP. Il lui est difficile de concilier l'activité du renseignement avec la neutralité ou l'impartialité. Pour cette raison, l'ONU s'est limité à acquérir des drones de reconnaissance qui ne servent qu'à observer à courte distance et transmettre des images des zones survolées.
Imposition de la paix/Peace Enforcement/PE
Opérations militaires visant à restaurer la paix ou à établir à certaines conditions dans une zone de conflit ou de tension où les parties ne consentent peut-être pas à une intervention et peuvent être engagées dans des combats. Les OMP onusiennes d'imposition de la paix (Somalie, ex-Yougoslavie) s'étant pour la plupart soldées par des échecs ou des demi-échecs, l'ONU a de plus en plus tendance à délaisser ce type de mission.
« Se réfère à l'autorité que possède le Conseil de sécurité de l'ONU, en vertu du chapitre 7 de la Charte, de décider d'une action coercitive en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix ou d'acte d'agression. Des forces militaires multinationales, sous commandement onusien, doivent alors faire respecter des accords qu'elles sont supposées garantir, et entreprendre le cas échéant des actions armées. L'imposition de la paix peut aussi revenir à une organisation régionale ».
Source de la citation : Charles-Philippe DAVID, La guerre et la paix : Approches contemporaines de la sécurité et de la stratégie, Paris, Presses de Sciences Po, 2006, pp. 306-307.
LIC/Low intensity conflicts/conflits de faible intensité
Appellation née dans les années 1980 associée le plus souvent à des conflits armés de petite échelle qui font rarement intervenir des armées régulières et qui ne reposent pas sur l'emploi de technologies guerrières avancées. Pour une OMP, cela signifie par exemple que les soldats sont victimes d'attaques comme le vandalisme, le terrorisme, les prises d'otages... de sorte les conflits de basse intensité augmente le spectre des menaces dans le cadre d'une OMP.
Mission creep/enlisement
L'enlisement traduit un changement dans l'environnement local non prévu et externe à la force militaire déployée sur le terrain et qui modifie la mission en la faisant évoluer par exemple d'une phase de maintien de la paix à une phase d'imposition de la paix. Dans le cas du mission swing, c'est le contexte qui agit faisant perdre partiellement aux militaires la maîtrise du terrain. Ces deux phénomènes sont distincts mais concomitants. Dans la pratique, ils évoluent souvent l'un avec l'autre. Ainsi, la mission en Somalie a cumulé mission swing et mission creep.
Mission swing/escalade
L'escalade fait référence au caractère flou des objectifs assignés par le politique. Le mission creep est donc tributaire de la direction politique (political guidance) qui varie au gré de l'opinion publique et de la réceptivité des politiciens. Ce concept est souvent associé à la métamorphose de la mission, ce qui signifie que le mandat et l'objectif de l'OMP ont été changés et qu'ils ne correspondent plus aux paramètres initiaux en vertu desquels les États s'étaient engagés à participer. La métamorphose de la mission crée une disproportion entre les tâches et les ressources, sème la confusion avec les contingents nationaux qui peuvent refuser d'effectuer des tâches qui n'avaient pas été prévues et pose un problème de crédibilité pour l'ONU. Voir Syndrome de Somalie.
Officier d'administration en chef
Fonctionnaire civil fourni par le Secrétariat de l'ONU responsable dans une OMP de l'intendance, de l'approvisionnement et de l'administration incluant les aspects financiers. Il ne relève pas du Commandant de la force mais des organismes centraux financiers et budgétaires de l'ONU de sorte que des tensions peuvent survenir concernant par exemple l'acquisition de matériel militaire.
OMP/PKO/Opérations de maintien de la paix/Peacekeeping Operations
Terme générique qui englobe toutes les dimensions et sous-catégories du maintien de la paix.
OMP de première génération
Les OMP de 1ère génération se déroulent grosso modo durant la période 1948-1978. Elles ont pour caractéristiques: 1) l'impartialité (l'OMP n'est pas perçue comme prenant parti pour l'un ou l'autre des belligérants); 2) une taille réduite; 3) des contingents presqu'exclusivement formés de soldats et ceux-ci sont légèrement armés; 4) l'usage de la force n'est permis qu'en cas de légitime défense; 5) le consentement des parties est nécessaire pour le déploiement et la présence de l'OMP est acceptée; 6) des tâches simples et limitées (observation de frontières...) et 7) des troupes fournies par des puissances petites ou moyennes.
OMP de deuxième génération
Les OMP de 2ème génération se déroulent grosso modo depuis 1988. Elles ont pour caractéristiques: 1) des environnements hostiles ou semi-hostiles; 2) des contingents formés de personnel civil et militaire; 3) des effectifs imposants; 4) des tâches complexes et variées; 5) des coûts financiers élevés et 6) des troupes en provenance de tous les pays.
OMP de troisième génération
Terme aux définitions variées dont aucune ne rallie une majorité. L'expression fait tantôt référence aux OMP de consolidation de la paix pour les différencier les OMP de maintien de la paix et d'imposition de la paix, tantôt référence aux plus récentes missions onusiennes qui sont de petite taille (MONUT, ATNAES...) afin de les différencier avec les missions imposantes comme l'APRONUC et la FORPRONU.
OOTW ou MOOTW/(Military) Operations other than war/opérations (militaires) autres que la guerre
Activités militaires menées en temps de paix et pendant un conflit n'allant pas jusqu'à la guerre. La figure ci-dessous présente un spectre d'intensité des conflits dans lequel les opérations de paix (non liées au combat) sont associées à une situation de paix tandis que les missions de rétablissement de la paix et d'imposition se situeraient dans les secteurs conflit et guerre.

Partenariat pour la Paix (PpP)
Association avec des pays auparavant membres du Pacte de Varsovie et ou des nations non-alignées afin de leur permettre de collaborer avec l'OTAN dans différents domaines, notamment le maintien de la paix.
PSYOP/Psychological Operations/Opérations psychologiques
Activités psychologiques planifiées, s'adressant à des publics hostiles, amis ou neutres, et visant à influencer des attitudes et des comportements affectant la réalisation d'objectifs politiques et militaires. Les OMP se heurtent souvent à la dimension « information de la guerre » qui prend la forme d'une diffusion locale de l'information (ou propagande) contre le personnel de l'ONU ou contre les pays fournisseurs de troupes.
RECAMP/Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix
Politiques et actions mises en oeuvre par la France pour aider les pays africains à se doter de capacités de maintien de la paix. L'ambassadeur de Bellescize coordonne cette initiative qui comprend trois volets (formation, affectation de matériel et exercices communs). L'ouverture d'un centre de formation à Zambakro, en Côte-d'Ivoire s'inscrit dans cette politique. Voir la page « Le maintien de la paix en Afrique ».
Représentant spécial du Secrétaire général
Personne désignée par le Secrétaire général pour le représenter si celui-ci ne supervise pas l'OMP. Dans ce cas, le Représentant spécial se situe au sommet de l'organigramme d'une OMP et est en charge des questions politiques. Puisqu'il travaille de concert avec le commandant de la force, sa présence sur le terrain est fortement recommandée pour assurer un interface politico-militaire efficace.
Renseignement humanitaire/Peacekeeping intelligence
Renseignement nécessaire à la conduite d'OMP. Il se caractérise par la difficulté ou la réticence de l'ONU à le pratiquer. Dans une coalition multinationale, il se caractérise par le fait que les analyses effectuées ne rencontrent pas nécessairement l'approbation de tous les participants ou par le fait que certains pays hésitent à partager leurs informations afin de ne pas dévoiler leurs capacités.
Rétablissement de la paix/Peacemaking
Processus de règlement de différends susceptibles de dégénérer en conflit, principalement par la diplomatie, la médiation, la négociation ou d'autres formes de règlement pacifique. Pour une OMP, cela signifie par exemple la surveillance de sanctions économiques. Cette phase de forte activité diplomatique précède l'imposition de la paix si la diplomatie échoue.
« comprend toutes les mesures de médiation et de négociation visant à rapprocher les parties, essentiellement par des moyens pacifiques. [...] La diplomatie préventive, notamment le déploiement préventif de soldats de la paix, peut également s'avérer une mesure utile pour contenir l'éclatement et l'escalade de la violence entre les parties. Ce faisant, avec le consentement de celles-ci, un tel déploiement peut en outre établir un climat de confiance et de sécurité propice à la reprise éventuelle des négociations et de la médiation »
Source de la citation : Charles-Philippe DAVID, La guerre et la paix : Approches contemporaines de la sécurité et de la stratégie, Paris, Presses de Sciences Po, 2006, p. 306.
ROE/Rules of engagement/Règles d'engagement
Directives provenant d'une autorité compétente et précisant les circonstances et les limites dans lesquelles la force armée peut être employée pour atteindre des objectifs militaires de l'OMP.
Syndrome de Somalie
Le syndrome de Somalie fait référence aux conséquences de l'opération des NU en Somalie qui a été jugée au échec. Après cette mission, la communauté internationale a hésité à s'engager dans d'autres situations au contexte géographique et politique semblable. Plusieurs pays fournisseurs de troupes ont également réévaluer leur participation et adopter des politiques plus prudentes sur leur participation à des OMP dites risquées. En bout de ligne, c'est la confiance vis-à-vis la capacité de l'ONU à diriger des missions d'imposition qui a été affecté.
Syndrome du téléphone
Expression qui fait référence aux appels téléphoniques logés par les contingents nationaux qui court-circuite l'autorité du Commandant de la Force en recevant des instructions de leur pays parfois en contradiction avec celles de l'ONU.
Système de forces en attente
Arrangement qui permet aux États membres de l'ONU d'offrir à l'Organisation du personnel militaire, policier ou spécialisé (civil et militaire) ainsi que des services et des équipements dans l'éventualité d'une OMP. Également défini comme un fonds de réserve sur un pied d'alerte.
Tâches
Activités simples ou variées qui contribuent à la réalisation d'une mission. Voir la page de la Typologie des tâches des opérations de maintien de la paix.
Unités d'imposition de la paix
Expression utilisée par le Secrétaire général Boutros Boutros-Ghali dans l'Agenda pour la paix. Ces unités seraient : « fournies par les États-membres, composées de militaires qui se seraient portés volontaires et seraient tenus en réserve. Il faudrait que ces unités soient plus lourdement armées que les forces de maintien de la paix et qu'elles bénéficient d'un entraînement préparatoire approfondi dans le cadre des armées nationales ». De telles unités n'ont pas encore vu le jour et l'expression est peu utilisée.